vendredi, octobre 12 2007
Par gilles bauchart le vendredi, octobre 12 2007, 19:19
1) Crête de Viaïre
Je pars de chez moi il est 15h00, je traverse la Cagnes et
j’emprunte les drailles laissées par le passage des moutons.
Je passe au dessus
de la ferme de Camp-Réou, puis quelques mètres plus loin je suis encore en vue
du village mais je me dis que si il y a quelqu’un à une fenêtre il faut qu’il ait de bons yeux
pour me voir. Je décide donc de quitter mon short.
En suivant la crête j’aperçois sur la droite une doline,
ayant fait de la spéléologie je me dis qu’il pouvait y avoir un aven. Je me
dirige vers la doline et à peine arrivé je trouve un aven marqué 50T1.
Je
repars vers la crête et me dirige vers l’ouest, il n’y a plus de chemin, je
saute de rochers en rochers (lapiaz).
Un peu plus loin les lapiaz ressemblent à un sol
lunaire. La crête est de plus en plus difficile à suivre, j’aperçois au loin le
village de Gréolières et en dessous de moi la Bastide Blanche.
J’entame la descente entre les buis et les chênes, à
plusieurs reprises je suis obligé de changer de direction pour me frayer un
chemin.J’arrive enfin au dessus de la route. Je repars alors vers
le village, il n’y a pas de chemin mais les restanques sont belles et l’herbe
pas trop haute, les moutons ont passé le printemps à la couper.
Je suis toujours nu malgré la route proche. Très peu de
voitures passent et je suis un peu caché par les arbres qui bordent les
restanques.
Je passe au dessus d’une vieille ferme abandonnée, une
source sort de la roche que les anciens on su canaliser.
Je repasse au dessus de la ferme de Camp-Réou, mais cette
fois sous la crête. Le village n’est plus qu’à 600 mètres. J’ai passé 4 heures
nu sans voir personne seulement quelques voitures sur la route.
2) Murs de Mr France :
Deux jours plus tard je repars aussi vers 15 h et j’emprunte
le chemin qui part de la Colette et monte au Prét, je me mets nu dès les
premiers arbres atteints.
Arrivé à la piste je me dirige vers le nord et j’attaque
l’adret du Cheiron, au dessus de moi se dressent les murs de Mr France.
Arrivé au dernier mur celui-ci est équipé de marches formées
par de simples pierres longues plantées dans le mur.
J’arrive à la bergerie, les murs sont encore intacts, il y a
une porte et au fond une ouverture.
Je m’approche de l’ouverture et là je vois une citerne
creusée dans la montagne. La citerne est pleine d’une eau limpide. Tout autour
de la bergerie il n’y a que des pierres pas la moindre trace d’eau.
L’histoire dit que Mr France a passé toute sa vie à
construire cette bergerie et que une fois finie il ne l’aurait pas supporté et
se serait pendu au tilleul planté vingt ans plus tôt.
Légende à lire dans « Le temps des Veillées » de
A. Benvenuto L.Lapchin Editions Serre.
Jean Paul